Ressources

    Exercer en bureau privé dans un lieu pluridisciplinaire

    L’objection revient à chaque visite : « je ne peux pas m’installer ici, il y a des praticiens non réglementés, mon ordre refusera ». Elle est sérieuse, et nous ne la contredisons pas. Cette page ne tranche pas la question déontologique, qui appartient à votre ordre. Elle expose ce que nous séparons dans nos lieux, ce que prévoit notre bail, et les textes et contacts utiles pour poser vous-même la question.

    Mis à jour le 14 août 2026Cette page décrit notre offre et renvoie à des textes publics. Elle ne constitue ni un conseil juridique ni un avis déontologique.

    Trois statuts sous un seul mot

    Un même mot, « thérapeute », sert à désigner des situations juridiques qui n’ont rien de commun. Ce mot n’est pas une catégorie du droit, et c’est de cette imprécision que naît le malentendu sur le partage de locaux. Trois ensembles se distinguent, et ils n’obéissent pas aux mêmes règles.

    Les professions de santé au sens du code de la santé publique

    Leur exercice est encadré par le code, leurs obligations déontologiques y sont inscrites, et plusieurs d’entre elles relèvent d’un ordre professionnel qui apprécie les situations individuelles.

    Les titres réglementés hors du champ des professions de santé

    Le titre est protégé et son usage est encadré, parfois subordonné à un enregistrement. Pour autant, la profession n’appartient pas aux professions de santé du code : un titre réglementé n’est pas synonyme de profession de santé, et cette nuance change la lecture.

    Les activités qui ne constituent pas une profession de santé réglementée

    Leur exercice n’est généralement pas subordonné à la possession d’un diplôme d’État spécifique, sous réserve des autres qualifications que le praticien détient par ailleurs. Leur présentation au public doit rester exacte quant à la qualification réellement détenue, à la nature non médicale de la prestation et aux bénéfices qui peuvent raisonnablement en être attendus.

    Aucune hiérarchie de valeur n’est ici en cause. Ces trois ensembles n’obéissent simplement pas aux mêmes règles, et c’est la règle de votre profession qui décide, pas la nôtre.

    Ce que nous séparons, dans nos lieux

    Voici ce qui existe matériellement dans nos lieux, au présent.

    • Chaque praticien dispose d’un bureau privé qui lui est réservé.
    • Les salles d’attente peuvent être sectorisées, avec des espaces distincts et fléchés par praticien. L’affectation des espaces dépend du site et figure au plan annexé au bail.
    • L’affichage, la signalétique intérieure et les plaques sont individuels. Aucune dénomination commune n’agrège les professions présentes.
    • Les bureaux sont séparés par des cloisons à isolement acoustique renforcé, et les rangements permettent la fermeture des dossiers. Les dispositions constructives retenues figurent sur la fiche du lieu concerné, remise avec le bail.
    • L’accueil et la prise de rendez-vous restent neutres : aucune orientation automatique, aucun accès généralisé aux agendas ou aux dossiers.
    Ces aménagements relèvent de l’organisation d’un lieu. Ils ne préjugent pas de l’appréciation que portera un ordre professionnel.

    Ce que prévoit notre bail

    Ce qui suit décrit notre modèle contractuel. Ce n’est pas l’énoncé d’interdictions légales qui s’imposeraient à toutes les professions.

    Un bail individuel par praticien, à son nom propre ou à celui de sa structure d’exercice. Pas de convention d’exercice, pas de sous-location en cascade.

    Un loyer fixe, indépendant du chiffre d’affaires. Aucune redevance assise sur les honoraires, à aucun moment du contrat.

    Aucune société d’exercice commune, aucun partage d’honoraires, aucune recette mutualisée. Sont mutualisés des charges de fonctionnement et des espaces communs.

    Aucune orientation organisée des patients entre praticiens du lieu, aucune prime liée à l’orientation ou au remplissage.

    Une destination contractuelle précise : un cabinet professionnel autonome, et non une destination générique autorisant toute activité commerciale.

    Un bail écrit, remis suffisamment tôt pour que vous puissiez accomplir vos propres démarches avant de signer. Lorsque les textes applicables à votre profession prévoient la communication du contrat ou permettent l’examen préalable d’un projet, nous vous remettons les documents nécessaires afin que vous accomplissiez personnellement cette démarche auprès de l’instance compétente.

    Nous remettons un contrat transmissible. Nous ne le transmettons pas et nous ne sollicitons aucun avis en votre nom.

    Ce que vous vérifiez de votre côté

    Trois vérifications vous appartiennent. Elles ne se délèguent pas, et nous ne les faisons pas à votre place.

    L’appréciation ne porte pas sur la proximité physique en elle-même, mais sur le degré d’intégration du lieu et sur ce qu’il donne à voir. Les configurations se lisent par paliers, de la simple adresse commune au dossier ou au parcours commun.

    Les paliers d’intégration

    • Même immeubleCabinets autonomes, baux distincts, patientèles et signalétiques séparées.
    • Parties communesEntrée, couloirs, sanitaires ou espace de convivialité partagés.
    • Espace d’attenteAttente commune, ou sectorisée par groupes de cabinets.
    • Accueil et prise de rendez-vousUne personne ou un outil commun pour recevoir et planifier.
    • Cabinet utilisé à tour de rôleUne même pièce occupée successivement par plusieurs praticiens.
    • Marque, dossier ou parcours communUne présentation ou une organisation qui donne le lieu comme un ensemble.

    Plus le degré d’intégration est élevé, plus la question mérite d’être posée avant de signer.

    La règle propre à votre profession

    Chaque profession a ses propres textes, et toutes ne relèvent pas d’un ordre professionnel : certaines relèvent d’une autre autorité, d’autres d’aucune. Les positions publiées, lorsqu’elles existent, diffèrent sensiblement de l’une à l’autre, et certaines ont été modifiées récemment. Une position publiée par un ordre porte une date : elle peut évoluer, et c’est sa version en vigueur au moment de votre installation qui compte. Elle éclaire la pratique de l’instance concernée, elle ne vaut pas règle générale.

    Le contrat

    Selon votre profession, votre contrat ou votre projet d’installation peut devoir être communiqué à un ordre professionnel ou à une autre autorité compétente. Certaines professions ne relèvent d’aucun ordre. Les textes, l’autorité destinataire et les délais diffèrent d’une profession à l’autre. Cette démarche vous appartient.

    L’appréciation locale

    Elle appartient à l’instance compétente pour votre profession, lorsqu’il en existe une. Selon les professions, cette instance est départementale, régionale ou interrégionale.

    Avant de signer

    Les questions à poser, dans l’ordre où elles se posent.

    1. Quelle est ma profession, et quel titre exact puis-je employer ?
    2. Mon exercice suppose-t-il une inscription ou un enregistrement, et est-il à jour ?
    3. Le cabinet qui m’est proposé est-il privatif et fermable ?
    4. Qui partage l’espace d’attente, et pour quelles activités ?
    5. Cet espace peut-il être sectorisé, et le plan annexé au bail le prévoit-il ?
    6. Les conversations sont-elles audibles depuis l’attente ou depuis le cabinet voisin ?
    7. Qui accède aux agendas, aux dossiers et aux outils informatiques ?
    8. La signalétique et l’annuaire du lieu m’identifient-ils individuellement ?
    9. Le loyer dépend-il de mon activité, de mes honoraires ou du nombre de patients ?
    10. Mon contrat doit-il être transmis à une instance, et laquelle ?
    11. La copropriété, l’urbanisme, le classement ERP et l’accessibilité sont-ils réglés pour ce local ?
    12. L’appellation du lieu peut-elle laisser croire à une équipe de soins constituée ?

    Nous ne demandons à personne de passer outre l’avis de l’autorité dont il relève. Si une réserve est formulée sur une clause de notre bail, nous en étudions l’ajustement avant signature.

    Questions fréquentes

    Il n’existe pas de régime juridique unique applicable à toutes les professions et à toutes les formes de partage de locaux. La compatibilité d’une installation dépend des textes propres à chaque profession, de la configuration des espaces et, le cas échéant, de l’appréciation de l’autorité compétente. Nous vous remettons le bail et les plans pour que vous puissiez lui poser la question.

    Non. Chaque profession a ses propres textes, et toutes ne relèvent pas d’un ordre. Les obligations, l’autorité destinataire et les délais diffèrent d’une profession à l’autre, et certains ont changé récemment.

    Nos lieux permettent des espaces d’attente distincts et fléchés par praticien, et la possibilité de réaffecter une zone lorsque l’exigence d’un nouvel occupant le demande. L’affectation des espaces dépend du site : elle se lit sur le plan annexé au bail du lieu concerné, que nous remettons avant signature.

    Non. La sectorisation des attentes et des affichages est une mesure d’organisation, prudente et utile, mais elle ne neutralise pas les règles propres à chaque profession. La compatibilité d’une installation s’apprécie sur l’ensemble de la configuration, sur ce que le lieu donne à voir et sur les textes applicables à votre profession. Cette appréciation appartient à l’autorité dont vous relevez, pas à nous, et elle ne se déduit pas d’un plan.

    Cela dépend de votre profession. Selon les textes qui vous sont applicables, votre contrat peut devoir être communiqué à un ordre ou à une autre autorité, et un projet peut parfois être soumis avant signature. La démarche vous appartient : nous ne saisissons aucune instance en votre nom.

    Ce sont deux notions distinctes. Le bail commercial décrit un régime contractuel, tandis que le « local commercial » des codes de déontologie vise la nature du lieu et ses conditions d’exploitation. Le régime du bail ne détermine donc pas à lui seul la lecture déontologique, qui s’attache à la destination écrite, à l’activité réellement exercée et à ce que le lieu donne à voir. Cette lecture appartient à votre ordre.

    Non, et notre bail l’exclut. Le loyer est fixe, déterminé par la surface, la durée d’occupation et les services immobiliers. Aucune redevance assise sur les honoraires, le chiffre d’affaires ou le nombre de patients n’est prévue, à aucun moment du contrat.

    L’affichage, la signalétique intérieure et les plaques sont individuels : nom, titre exact et qualité de chaque praticien. Le lieu porte un nom d’adresse, jamais une dénomination qui agrégerait les professions présentes ou laisserait croire à une équipe constituée. Avant toute signalétique ou mention publique vous concernant, nous vérifions le titre employé, les justificatifs de qualification lorsqu’ils sont requis, l’inscription ou l’enregistrement applicable, l’assurance de responsabilité civile professionnelle, et la cohérence entre l’activité annoncée et la destination du bail. Cette vérification ne fait de nous ni une autorité professionnelle ni un garant : elle limite le risque d’une présentation inexacte.

    La seule occupation d’un même site ne crée pas, par elle-même, une association professionnelle, une société d’exercice ou une responsabilité commune entre praticiens. Chaque praticien signe un bail individuel, à son nom propre ou à celui de sa structure d’exercice, et il n’existe ni société d’exercice commune, ni partage d’honoraires, ni recette mutualisée. Chaque occupant demeure toutefois tenu par son propre contrat et par les règles applicables aux espaces communs, aux charges et au règlement intérieur.

    Cette page décrit l’offre immobilière d’I‑CA.RE et renvoie à des textes publics ainsi qu’à des positions professionnelles publiées, reproduits avec leur date. Elle ne constitue ni un conseil juridique, ni un avis déontologique, ni une garantie de conformité. I‑CA.RE est bailleur : nous ne sommes partie à aucune relation ordinale, nous ne saisissons aucun ordre au nom de qui que ce soit, et l’appréciation de votre situation appartient à l’autorité compétente pour votre profession, lorsqu’il en existe une.

    Mis à jour le 14 août 2026

    Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience et mesurer l'audience. Consultez notre politique de cookies pour en savoir plus.