Espace Patients
Mal dormir : comprendre les troubles du sommeil, et savoir quand consulter
Publié le 3 août 2026
Nuits courtes, réveils à 4h, sommeil qui ne repose plus : des repères concrets pour comprendre ce qui se joue et savoir à quel moment demander de l'aide.
Une mauvaise nuit avant un rendez-vous important, quelques réveils pendant une période chargée : tout le monde connaît ces épisodes, et ils ne durent en général pas. Le sommeil est sensible à ce que nous vivons. La vraie question n'est pas d'atteindre des nuits parfaites, mais de repérer le moment où le manque de sommeil se met à peser sur les journées.
Insomnie passagère ou trouble qui s'installe ?
Quelques repères pour situer ce que vous vivez. Le sommeil mérite une attention particulière quand :
- vous mettez très longtemps à vous endormir, ou vous vous réveillez au milieu de la nuit sans parvenir à vous rendormir, plusieurs nuits par semaine;
- cela dure depuis plus de trois mois, malgré des conditions de sommeil correctes;
- les journées s'en ressentent : fatigue persistante, irritabilité, difficultés de concentration, somnolence;
- le coucher devient un moment d'appréhension, et vous vous surprenez à calculer les heures de sommeil qu'il vous reste;
- vous compensez par des siestes longues, des excitants en journée ou des somnifères pris sans suivi.
Aucun de ces signes ne suffit à lui seul. C'est leur répétition, leur durée et leur retentissement sur votre quotidien qui indiquent qu'un accompagnement peut aider.
Ce qui se cache souvent derrière
L'insomnie est rarement isolée. Elle accompagne fréquemment le stress et l'anxiété : ruminations au coucher, réveils avec le cœur qui s'emballe. Elle peut aussi signaler une dépression, en particulier lors de réveils très matinaux avec une humeur sombre. Enfin, certains troubles sont d'origine physiologique, comme l'apnée du sommeil (ronflements, pauses respiratoires, somnolence diurne) ou le syndrome des jambes sans repos, et relèvent d'un avis médical.
Qui consulter ?
- Votre médecin traitant : le bon premier réflexe. Il fait le point, recherche une cause somatique ou médicamenteuse, et vous oriente si besoin vers une consultation du sommeil.
- Un psychologue : la thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie est aujourd'hui recommandée en première intention pour l'insomnie chronique, avant les somnifères. Le dispositif Mon Soutien Psy peut, sous conditions, rendre des séances remboursables.
- Des approches complémentaires : sophrologie, hypnose, relaxation peuvent aider à désamorcer l'appréhension du coucher et à retrouver un rapport plus apaisé à la nuit, en complément d'un suivi adapté.
Un point important : les somnifères ne sont pas une solution durable. Leur usage prolongé sans réévaluation médicale expose à l'accoutumance, en particulier après 65 ans. Si vous en prenez depuis longtemps, n'arrêtez pas seule ou seul : parlez-en à votre médecin.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Des horaires réguliers, y compris le week-end; une chambre fraîche et sombre; les écrans coupés bien avant le coucher; café et alcool limités en fin de journée; une activité physique régulière, mais pas tardive. Et si le sommeil ne vient pas, mieux vaut se relever et faire une activité calme que de lutter dans le lit. Ces appuis ne remplacent pas un accompagnement, mais ils recréent des conditions favorables.
Si vos nuits sont envahies par une détresse intense ou des idées suicidaires, ne restez pas seule ou seul : le 3114 est joignable gratuitement, 24h/24, 7j/7.
À Bordeaux, des praticiennes formées à ces questions
Plusieurs praticiennes des cabinets I-CA.RE accompagnent les troubles du sommeil et ce qui les entretient, avec des approches différentes et complémentaires. Parcourez leurs fiches sur l'Espace Patients, ou décrivez-nous votre besoin : notre conciergerie vous oriente vers la personne la plus adaptée, sous 48h ouvrées.
Conciergerie patients
Vous souhaitez être orientée ou orienté ?
Décrivez-nous votre besoin en quelques lignes. Nous vous indiquerons la praticienne ou le praticien I-CA.RE le plus adapté.
Décrire mon besoin